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Noyade: mort par noyade: toxicologie et symptômes de la mort par noyade


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"Mort par noyade et toxicologie: selon le dictionnaire, la noyade est une irruption d’eau dans les voies aériennes qui entraîne une privation d’oxygène, en particulier, au niveau du cerveau et du coeur. En l’absence de traitement, elle entraîne rapidement la mort.

En d'autres termes, la noyade c'est une asphyxie aiguë par inondation bronchique et alvéolaire consécutive à une immersion ou à une submersion.

En cas de noyade, vous devez protéger la victime; faire un premier bilan des fonctions vitales telles que conscience, respiration, circulation; alerter les secours et pratiquer les premiers gestes de secourisme si vous avez de l'expérience (bouche à bouche et massage cardiaque)."

Mort par noyade

Article de: Noyades

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Menu détaillé de cet article

1) Mort par noyade: les stades de la noyade
2) Les symptômes de la noyade
3) La réaction de corps face à la noyade
4) Sauvetage du noyé et pronostique
5) Comment différencier la noyade et l'hydrocution
6) Quelle conduite tenir devant une noyade?
7) Identification médico-légale de mort par noyade
8) Pronostiques de survie à la noyade

Mort par noyade: Les stades de la noyade


On classifie les noyades en quatre stades. Il existe 4 stades en fonction de l'importance de l'eau avalée et inhalée : aucune (aquastress), modérément (petit hypoxique, gène respiratoire), ou plus (grand hypoxique et anoxique, somnolence et coma).

Stade I : Aquastress: Apparaît lorsque l'eau est avalée
Conscience du noyé: normale; Respiration : normale; Circulation : normale
Le noyé a froid, il est en hypothermie, épuisé et angoissé.

Stade II : Petit hypoxique: Apparaît lorsque l'eau est avalée et modérément inhalée
Conscience du noyé: normale; Respiration : polypnée avec encombrement trachéo-bronchique; Circulation : normale
Le noyé a froid, il est en hypothermie, épuisé, angoissé et il présente une gène respiratoire avec toux.

Stade III : Grand hypoxique: Apparaît lorsque l'eau est avalée et inhalée
Conscience du noyé: somnolence, coma avec agitation; Respiration: polypnée et encombrement bronches; Circulation : tachycardie
Cyanose des lèvres et des extrémités. Le noyé est en hypothermie et présente un encombrement pulmonaire majeur avec régurgitation et vomissement. A ce stade, le danger est d'ordre respiratoire. Risques de fausses routes aggravant l'encombrement pulmonaire. Oedème pulmonaire.

Stade IV : Anoxique: Apparaît lorsque l'eau est avalée et inhalée
Conscience du noyé: coma stade III; Respiration : arrêt respiratoire ou gasp; Circulation : pouls très filant très faible, tension artérielle imprenable. Arrêt circulatoire complet possible avec état de mort apparente. La réplétion gastrique est maximum.

Mort par noyade: Les symptômes de la noyade


On distingue deux symptômes de la noyade:

Le noyé est "bleu" cyanosé (noyade primaire)

La victime est consciente avant de se noyer. Elle peut survenir en différentes circonstances :
• inhalation d’eau en surface
• panique
• panne d’air
• narcose
• essoufflement
• épuisement, manque d’entraînement, etc…

Le noyé est "blanc" pâle (noyade secondaire)

La noyade est précédée d’une perte de connaissance dans l’eau. L’organisme continue à produire du CO2 et, à partir d’un certain seuil, le réflexe respiratoire réapparaît entraînant la noyade. Ce phénomène se produit lors :
• Choc traumatique: A la suite d’un plongeon ou d’une chute accidentelle il y a un choc épigastrique, oculaire, génital ou traumatisme du rachis cervical.
• Syncope, réflexe d’origine muqueuse: C’est « l’ictus laryngé » d’origine muqueuse lié à l’irruption brutale d’eau dans le carrefour pharyngo-laryngé ou dans les fosses nasales.
• Inhibition émotive: C’est la noyade par « panique », même dans l’eau peu profonde.
• Choc allergique: Il peut être provoqué par le contact avec de l’eau froide chez des sujets présentant une urticaire au froid lié à une libération de cryo-globulines dès que la température de l’eau s’abaisse en dessous d’un certain seuil; certains végétaux aquatiques (algues, planctons) ; de l’eau (quelle que soit sa température) : c’est l’exceptionnelle « hydro allergie » ; certains animaux aquatiques (méduses).
• Choc thermique ou « syncope thermo différentielle »: C’est la cause habituelle de l’hydrocution. Elle s’observe surtout en été, après de longues expositions solaires. Elle est déterminée par l’écart entre la température de l’eau et celle de la peau. On admet qu’à la suite de l’immersion, les territoires vasculaires périphériques, préalablement dilatés, vont présenter une vasoconstriction brutale, entraînant une surcharge rapide de la circulation de retour et une syncope. La brutalité de la variation thermique (plongeon), l’exercice physique préalable, l’ingestion d’alcool sont autant de facteurs favorisants.

Mort par noyade: La réaction de corps face à la noyade


1. L’apnée réflexe

Par fermeture de la glotte : cette inhibition respiratoire s’accompagne d’une bradycardie réflexe.

2. La reprise respiratoire

Les premières gouttes aspirées dans l'arbre trachéal entraînent un spasme laryngé de 1 à 2 minutes. Sous l'effet de l'hypoxie, apparaissent des mouvements de déglutition qui remplissent l'estomac puis le spasme laryngé cède secondairement et l'arbre respiratoire est envahi de liquide suite à quelques mouvements respiratoires persistants. Parfois le spasme laryngé persiste donnant une noyade à poumons secs. L'inondation alvéolaire entraîne un oedème pulmonaire de type lésionnel, s'accompagnant parfois d'une hypoxémie de degré variable. Avec l’inondation broncho alvéolaire (succédant à des mouvements respiratoires de lutte), c’est le temps de la noyade proprement dite, pendant lequel s’observent également perte de conscience, convulsions, poussée hypertensive et tachycardie.

3. L’arrêt respiratoire définitif

Avec collapsus circulatoire et bradycardie.

4. L’arrêt circulatoire

Par défaillance progressive du myocarde. La noyade, asphyxie consécutive à l’inondation broncho alvéolaire doit être distinguée de la fausse noyade (noyés blancs) sans pénétration d’eau dans l’arbre trachéobronchite, consécutive à une submersion brève au cours de laquelle le spasme laryngé peut s’accompagner d’un arrêt cardiaque.

Mort par noyade: Sauvetage du noyé et éléments du pronostique


A la sortie de l’eau peu importe que la victime soit pâle ou cyanosée. L’examen n’a d’autre objectif que d’établir si la respiration est efficace et si le coeur bat de manière à appliquer sans délai les premiers gestes de réanimation en cas d’arrêt cardio-respiratoire.

1. Signes respiratoires

La ventilation peut être spontanément efficace, inefficace ou nulle. L’encombrement bronchique souvent intense est habituellement accompagné d’un spasme bronchique plus ou moins serré. Les voies respiratoires peuvent contenir des corps étrangers ou des vomissements déglutis. L’oedème pulmonaire est toujours présent mais à des degrés divers, allant de l’oedème aigu avec expectoration spumeuses et saumonée à la seule présence de râles fins à l’auscultation. L’extériorisation de l’oedème est parfois tardive.
Troubles respiratoires, encombrement bronchique et oedème pulmonaire sont les causes majeures de la détresse respiratoire.

2. Signes circulatoires

Ils sont de gravité diverse selon qu’on se trouve en présence :
- d’un arrêt circulatoire,
- d’un collapsus,
- ou de troubles rapidement régressifs sous l’effet de l’oxygénothérapie (tachycardie, extra-systole, bruit de galop).
L’appréciation de la circulation veineuse périphérique et centrale (pression veineuse centrale) est utile car, quelle que soit la variété de noyade (eau douce ou eau de mer), la pression veineuse centrale est plus souvent abaissée qu’augmentée.

3. Signes neurologiques

Leur gravité est étroitement liée à la durée de l’anoxie. Les troubles de la conscience vont de l’obnubilation au coma profond. Les signes neurologiques reflètent la gravité des troubles cérébraux : agitation, hypertonie, trismus, convulsions, signes pyramidaux et à l’extrême : hypotonie et aréflexie. Leur rapide régression est un bon signe.

4. Signes digestifs

Ils sont dominés par la survenue de vomissements précoces ou tardifs associés à une distension gastrique aiguë par pénétration d’eau au moment de la noyade et d’air lors des manoeuvres d’insufflation.

5. Hypothermie

L'hypothermie est fréquente et proportionnelle à la durée du séjour dans l'eau et à sa température. Si elle a probablement un effet protecteur cérébral contre l'anoxie, elle génère des complications qui lui sont propres. Une hyperthermie peut lui succéder quelques heures plus tard.

Mort par noyade: Comment différencier la noyade et l'hydrocution


L'hydrocution, encore appelée crise d’hydrocution, est une syncope qui survient à la suite d’une immersion brutale dans l’eau, pouvant entraîner une noyade. Cependant, les deux accidents ont un point commun : ils ne sont pas irrémédiablement suivis de mort si la victime est sortie de l’eau dans de brefs délais et que peut être entreprise la respiration artificielle, un message cardiaque externe voire, dans des cas de syncope simple, un banal tapotement des joues.


Une approche superficielle du débat pourrait permettre de conclure assez facilement qu’au cas d’hydrocution il n’y a pas de faute de surveillance tandis qu’elle est manifeste dans l’autre cas et tirer des seules constatations des rapports médicaux, la preuve (ou pas) d’une telle faute en admettant la réalité de l’une ou de l’autre noyade. Autrement dit, la faute de surveillance serait établie si le noyé recèle des traces d’eau dans les poumons, et non établie au cas contraire.


Cependant, les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît car, au cas d’hydrocution, la victime peut, ce malaise passé -et alors qu’elle est en état d’immersion- reprendre sa respiration, d’où la découverte d’eau dans les poumons laissant alors supposer qu’il y a eu noyade par immersion, constatation renforçant singulièrement la présomption de faute de surveillance.


A ce niveau, il y a donc lieu de faire une constatation : la trace d’eau dans les poumons n’est pas le signe incontestable d’une noyade par immersion. En conséquence, elle n’induit pas automatiquement une faute de surveillance. C’est dire, aussi, que les causes de la mort, si elles ont une importance significative au niveau de l’appréciation d’une éventuelle faute de surveillance, ne seront pas déterminantes. La solution du litige résulte de l’ensemble des faits qui ont contribué à la réalisation de la noyade. Celle-ci se révélera donc être, chaque fois, un cas particulier.


Mort par noyade: Quelle conduite tenir devant une noyade?


En cas de noyade, voici les gestes qui sauvent la victime lors de la baignade.
• sortir la victime de l’eau le plus rapidement possible, en conservant les voies aériennes hors de l’eau.
• faire le bilan des 3 fonctions vitales: ventilation, circulation et conscience
• si la victime est consciente, administration d’O2
• si la victime est inconsciente, mais ventile avec une circulation présente : mise en PLS et administration d’O2.
• si la victime est inconsciente et en arrêt cardio-ventilatoire: administration d’O2 par insufflation + M.C.E.
• donner l’alerte : VHF canal 16, ou téléphone 15, 18 ou 112 (portables)
• faire évacuer la victime vers un centre hospitalier, même si elle est consciente, car les lésions pulmonaires peuvent s’aggraver.

Mort par noyade: Identification médico-légale de mort par noyade


Le diagnostic médico-légal de noyade dans l’eau est rendu complexe du fait de trois mécanismes de décès possibles : noyade vraie, résultant de la pénétration de liquide dans les voies aériennes ; hydrocution, sans pénétration hydrique ; mort subite en situation immergée. Deux questions se posent habituellement : la mort est-elle survenue antérieurement à l’immersion ? la noyade est-elle la cause de la mort ? Les examens classiques macroscopiques et microscopiques peuvent révéler des lésions évocatrices de noyade, mais ces critères manquent de spécificité ; ceci a conduit à la description et à l’utilisation de marqueurs caractéristiques du passage de l’eau dans la circulation sanguine. Les variations des électrolytes (calcium, sodium, potassium, magnésium, chlore) ont été particulièrement suivies, mais sont difficiles à interpréter. C’est pourquoi deux métaux, le strontium (Sr) et le fer (Fe), ont été étudiés durant la dernière décennie. Les évolutions récentes de l’ICP-MS représentent un apport intéressant pour ces dosages, qui peuvent être fait en routine. Nous présentons une méthode simple et rapide pour le dosage du Sr dans le sang et l’eau de noyade ou de découverte du cadavre. Les concentrations normales de Sr dans le sang varient de 10 à 50 μg/L. Ce métal existe en quantités importantes, mais variables, dans les eaux douces. La concentration de Sr dans l’eau de mer est toujours très élevée. Lors d’une noyade par submersion, la pénétration d’eau dans le sang veineux pulmonaire se traduira par une hémodilution dans la petite circulation et une augmentation du Sr dans le sang du coeur gauche. Il faut comparer ce résultat avec la concentration dans l’eau où a été retrouvé le cadavre. L’utilisation des concentrations sanguines en Fe reste limitée aux noyades en eau douce. On compare alors les teneurs en Fe du sang des cavités cardiaques droites et gauches : elle est plus importante à droite qu’à gauche. Quoiqu’il en soit, le dosage par ICP-MS de métaux et de métalloïdes dans le sang et l’eau de noyade ne peut être qu’un élément du faisceau d’arguments médico-légaux permettant de conclure à une noyade vitale.

Même si l’autopsie révèle des lésions évocatrices de noyade et que la recherche des diatomées reste utile, le dosage simultané du strontium dans le sang et dans l’eau de découverte du corps reste absolument indispensable : c’est un élément supplémentaire du faisceau de preuves médico-légales permettant de conclure à une noyade vitale. Les éléments essentiels utilisables dans le cas de découverte de cadavre en eau douce peuvent être résumés comme suit :
- valeurs normales du Sr dans le sang : 10-50 μg/L
- Sr dans le sang après noyade vitale : 70-500 μg/L
- Sr dans le sang en cas d’immersion après la mort : 15-80 μg/L
Le dosage simultané d’autres métaux et métalloïdes (fer, brome) pourrait augmenter la spécificité de ce test et l’argument du surcoût opposé par Piette (34) n’est plus recevable aujourd’hui du fait de la démocratisation de l’ICP-MS.

Mort par noyade: Pronostiques de survie à la noyade


Un noyé secouru dans la première minute a 95% de s'en sortir, seulement 25% après 6 mn, et 3% après 8 minutes. La mortalité globale des patients victimes d’une submersion varie de 10 à 24% . Il n’existe pas de critères cliniques formels permettant de déterminer avec certitude le pronostic d’un quasi-noyé. En pédiatrie, il est estimé que si l’enfant est éveillé une ou deux heures après la stabilisation hémodynamique, le pronostic est excellent. Les patients ayant un score de Glasgow compris entre 5 et 8 ont une évolution favorable, alors que ceux ayant un score de Glasgow de 3 ou 4 gardent des séquelles sévères et ont un haut pourcentage de décès.

Il a été démontré que les enfants et adolescents avec une durée de submersion supérieure à 25 min et une durée de réanimation supérieure à 25 minutes sont associés à 100% de mortalité. En intra-hospitalier, l’arrêt des manœuvres de réanimation se justifie lors de la normalisation de la température. L’absence de pulsation cardiaque dans le sas des urgences est associée à 100% de mortalité.

Mort par noyade: pronostiques de mortalité par noyade


Clas. Facteurs cliniques de la noyade Mort par noyade (%)
1 Auscultation pulmonaire normale, avec toux 0
2 Auscultation pulmonaire anormale, râles 0,6
3 Oedème pulmonaire aigu sans hypotension artérielle 5,2
4 Oedème pulmonaire aigu avec hypotension artérielle 19,4
5 Arrêt respiratoire isolé 44
6 Arrêt cardiorespiratoire 93

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